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Automatiser son reporting dans Google Sheets avec Make

Par l'équipe Growth Loupe · 17 juin 2026 · 6 min

Rédigé avec l'assistance de l'IA · édité par Growth Loupe

En bref

Automatiser son reporting Google Sheets avec Make consiste à créer un scénario planifié (Make est un outil d'automatisation no-code basé sur des scénarios visuels) qui se déclenche chaque lundi matin, tire les données de la semaine écoulée depuis chaque source marketing via leurs modules natifs (Google Ads, HubSpot, Stripe), écrit les résultats dans des onglets dédiés d'un Google Sheets, puis envoie un résumé dans Slack ou par email. Les trois erreurs à éviter absolument : les limites de débit API qui bloquent les gros exports en boucle, les doublons de lignes quand le scénario tourne plusieurs fois sur la même période, et les scénarios configurés sans gestionnaire d'erreur qui échouent en silence. Ce type de pipeline remplace le copier-coller manuel de données multi-sources et garantit un rapport disponible à heure fixe, que son auteur soit disponible ou non.

Pourquoi le copier-coller de reporting coûte plus cher qu'il n'y paraît

Ouvre ton agenda de la semaine dernière. Cherche les moments où tu as ouvert Google Ads, copié des chiffres, ouvert un autre onglet, collé, reformaté, recommencé avec HubSpot, puis avec Stripe. Trente minutes là, vingt minutes ici, une heure le vendredi pour tout consolider avant la réunion du lundi.

Le vrai problème n'est pas le temps : c'est la fiabilité. Quand tu copies à la main, tu fais des erreurs. Une ligne de trop, une mauvaise période sélectionnée, une colonne décalée. Personne ne le voit jusqu'à ce que quelqu'un pose une question embarrassante en réunion.

L'objectif de ce guide : un scénario Make qui tourne chaque lundi à 7h00, tire les données de la semaine précédente depuis Google Ads, HubSpot et Stripe, les écrit dans un Google Sheets structuré, et t'envoie un résumé dans Slack ou par email avant que tu arrives au bureau. Zéro copier-coller, données fraîches, erreurs humaines éliminées.

L'architecture du pipeline : une source, un onglet

Make est un outil d'automatisation no-code qui permet de connecter des applications via des scénarios visuels. Un scénario Make est une séquence de modules enchaînés — chaque module représente une action dans une application (lire des données dans Google Ads, écrire une ligne dans Sheets, envoyer un message Slack). C'est la différence fondamentale avec un simple export CSV : le scénario s'exécute seul, à l'heure fixée, sans intervention humaine.

La règle de base d'un reporting automatisé propre : une source de données = un onglet dédié dans ton Sheet. Ne mélange pas tout dans un seul onglet plat. Tu crées un onglet Google Ads, un onglet HubSpot, un onglet Stripe, et un onglet Dashboard qui consolide via des formules natives de Sheets.

Pourquoi cette séparation ? Parce que chaque source a son rythme, son format, ses erreurs possibles. Si le module HubSpot échoue un lundi, tes données Google Ads et Stripe restent intactes. Tu débogues une source sans tout casser. Et tes formules de consolidation sur l'onglet Dashboard restent stables, quel que soit le format renvoyé par chaque API.

Dans Make, ton scénario principal sera planifié (trigger Schedule, chaque lundi à 7h00). Il enchaîne trois blocs en séquence, chacun responsable d'une source. À la fin, un quatrième bloc envoie le résumé.

  • Onglet Google Ads : dépenses, impressions, clics, conversions sur la semaine écoulée.
  • Onglet HubSpot : deals créés, deals closés, MQLs, pipeline ouvert.
  • Onglet Stripe : revenue brut, nouveaux abonnements, churns, MRR.
  • Onglet Dashboard : formules SUMIF, VLOOKUP ou QUERY pour consolider les trois sources.
  • Pas de dashboard côté Make : laisse Sheets faire l'agrégation, Make s'occupe uniquement d'écrire des lignes propres.

Câbler les trois sources dans Make

Google Ads se connecte via le module natif Make. Tu crées un rapport personnalisé dans le module, tu sélectionnes la plage relative 'last week', et tu cibles les métriques qui comptent pour toi. Le résultat est un tableau de lignes que tu passes directement dans le module Google Sheets > Add a Row. Un module par métrique agrégée, ou une ligne par campagne si tu veux du détail.

HubSpot dispose lui aussi d'un module natif solide. Pour les deals, utilise Search CRM Objects avec le filtre 'close date this week' ou 'create date last week' selon ce que tu veux suivre. Attention : HubSpot pagine ses résultats à 100 objets par appel. Si tu as plus de 100 deals par semaine, tu dois ajouter un iterator et une boucle dans ton scénario. C'est rare pour la plupart des équipes, mais ne découvre pas ça en production.

Stripe passe par le module HTTP si tu veux une requête directe, ou par le module Stripe natif Make. Pour les revenus hebdomadaires, l'endpoint /v1/balance/history avec les paramètres created[gte] et created[lte] calculés dynamiquement (date de début et fin de la semaine précédente) te donne les transactions nettes. Utilise les variables Make {{now}} et les fonctions de date pour construire ces timestamps automatiquement — c'est la manipulation que les débutants ratent le plus souvent.

  • Google Ads : module natif Make, rapport personnalisé, plage 'last week', écriture via Google Sheets > Add a Row.
  • HubSpot : Search CRM Objects, filtre sur la date, iterator si volume dépasse 100 deals par semaine.
  • Stripe : module Stripe natif ou HTTP, timestamps dynamiques calculés via les fonctions de date Make.
  • Pour chaque source, active l'option 'Run this module only if previous module succeeds' — c'est le filet de sécurité de base.

Les trois pièges qui font planter le pipeline

Piège 1 : les limites de débit API (rate limits). Google Ads limite le nombre d'appels par heure. Si ton scénario fait des appels en boucle pour chaque campagne, tu vas heurter le rate limit et tout s'arrête. La solution : agrège côté API dès que possible — un appel avec des dimensions groupées plutôt que cent appels par campagne. Si tu dois boucler, ajoute un module Sleep entre les itérations.

Piège 2 : la déduplication. Si ton scénario tourne deux fois de suite pour une raison quelconque (relance manuelle, reprise après erreur), tu vas avoir deux lignes pour la même semaine. La parade : ajoute une colonne ID dans chaque onglet, composée de la date et de la source (exemple : '2026-W24-ads'). Avant d'écrire une ligne, fais un Search Row pour vérifier que cet ID n'existe pas déjà. Si l'ID existe, tu skipes l'écriture. C'est le pattern de déduplication standard pour tout reporting automatisé.

Piège 3 : les erreurs silencieuses. Par défaut, Make arrête le scénario sur erreur mais ne te prévient pas forcément. Résultat : un lundi sur deux, ton Sheet n'est pas à jour et tu t'en aperçois en réunion. Solution : ajoute un gestionnaire d'erreur (Error handler) sur chaque route, avec un module Slack ou Gmail qui t'envoie un message quand quelque chose casse. 'Scénario reporting a échoué sur la source HubSpot — vérifie le run n° X.' C'est le minimum.

Générer les graphiques et envoyer le résumé du lundi

Les graphiques vivent dans Google Sheets, pas dans Make. Sur ton onglet Dashboard, crée tes graphiques (courbe de revenue, histogramme dépenses vs conversions, etc.) une seule fois. Comme ils pointent sur les onglets sources qui se remplissent chaque semaine, ils se mettent à jour automatiquement. Rien à faire du côté Make.

Pour le résumé Slack ou email du lundi : à la fin de ton scénario, ajoute un module Slack > Create a Message (ou Gmail > Send an Email). Le contenu est construit avec les variables sorties de tes modules précédents. Un message simple suffit : dépenses Google Ads de la semaine, pipeline HubSpot net, MRR Stripe. Trois chiffres, une phrase de contexte, un lien vers le Sheet pour aller plus loin.

Si tu veux du formatage propre dans Slack, utilise les blocs Slack (Block Kit) : un bloc Header pour le titre, des sections pour chaque KPI, un bouton lien vers le Sheet. Ça prend vingt minutes à configurer, et le résultat est un message que toute l'équipe attend le lundi matin.

Sois honnête sur la portée de ce pipeline : il automatise la collecte et la présentation, pas l'analyse. C'est à toi de regarder les chiffres et de tirer les conclusions. L'automatisation te libère du temps pour penser — elle ne pense pas à ta place.

Ce que ça change concrètement — et la suite logique

Un pipeline comme celui-ci remplace le reporting manuel sur des sources multiples. La valeur principale n'est pas le temps exact récupéré — elle dépend de ta stack et du nombre de sources. C'est la régularité. Un rapport humain dépend de la disponibilité et de la rigueur d'une personne. Un scénario Make tourne le lundi à 7h00, qu'il pleuve ou que tu sois en vacances. Ton équipe sait qu'elle peut compter sur le chiffre.

Make couvre ce cas d'usage parfaitement : sources multiples, logique conditionnelle, planification horaire. Pour aller plus loin sur les principes qui rendent un workflow no-code robuste dans la durée — identifier les bonnes tâches à automatiser, gérer les erreurs, construire des workflows multi-étapes — la formation Automatiser avec Make & Zapier de Growth Loupe pose ces bases de façon structurée. Les patterns sont identiques sur les deux outils : c'est la méthode qui compte, pas la plateforme.

FAQ

Comment automatiser son reporting Google Sheets avec Make ?

Tu crées un scénario Make planifié (trigger Schedule, chaque lundi à 7h00) qui tire les données de chaque source (Google Ads, HubSpot, Stripe) via leurs modules natifs et les écrit dans des onglets dédiés d'un Google Sheets. Les graphiques sont créés une fois dans Sheets et se mettent à jour automatiquement à chaque ajout de ligne. Un dernier module envoie le résumé dans Slack ou par email. Les trois pièges à éviter : les limites de débit API, les doublons de lignes faute de déduplication par ID, et les erreurs silencieuses sans gestionnaire d'erreur configuré.

Quelles sources peut-on connecter à Google Sheets via Make ?

Make dispose de modules natifs pour Google Ads, HubSpot, Stripe, ainsi que pour des dizaines d'autres outils marketing (Meta Ads, Salesforce, Mailchimp, Notion, Airtable, etc.). Pour les sources sans module natif, le module HTTP de Make permet d'appeler n'importe quelle API REST en construisant la requête manuellement avec les paramètres d'authentification et les endpoints voulus.

Comment éviter les doublons dans Google Sheets quand un scénario Make tourne plusieurs fois ?

Ajoute une colonne ID unique dans chaque onglet, composée de la période et de la source (exemple : '2026-W24-ads'). Avant d'écrire une nouvelle ligne, le scénario lance un module Google Sheets > Search Rows pour vérifier si cet ID existe déjà. S'il existe, un routeur Make (condition) saute l'écriture. S'il n'existe pas, la ligne est ajoutée normalement. C'est le pattern de déduplication standard pour tout reporting automatisé avec Make.

Make ou Zapier pour automatiser un reporting multi-sources ?

Make est plus adapté aux pipelines multi-sources complexes avec des boucles (itérations sur des listes de deals HubSpot, par exemple) : son canvas visuel facilite le débogage de scénarios comportant plusieurs branches et routeurs. Zapier est plus rapide à prendre en main pour des cas simples à deux ou trois étapes sans logique conditionnelle. Si ton pipeline consolide trois sources ou plus et nécessite de la déduplication, pars sur Make. Si tu veux connecter un seul outil à un Google Sheet sans logique complexe, Zapier suffit.

Pour aller plus loin

La formation Automatiser avec Zapier

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