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Comment prioriser ses tâches : la méthode Eisenhower (et arrêter de subir)

Par l'équipe Growth Loupe · 9 juin 2026 · 5 min

Rédigé avec l'assistance de l'IA · édité par Growth Loupe

En bref

Pour prioriser tes tâches, sépare d'abord l'urgent de l'important avec la matrice d'Eisenhower : tu fais maintenant l'urgent ET important, tu planifies l'important non urgent, tu délègues l'urgent non important, et tu supprimes le reste. Quand tu dois arbitrer entre plusieurs projets, utilise un scoring ICE (Impact x Confiance x Facilité) ou RICE pour mettre des chiffres sur ton instinct. Et apprends à dire non : chaque "oui" de trop, c'est du temps volé à ce qui compte vraiment.

Pourquoi tu subis ta to-do (et pas l'inverse)

Le vrai problème, ce n'est pas que tu as trop de tâches. C'est que tu les traites toutes pareil. Le mail qui sonne, la demande d'un collègue, la réunion de dernière minute : tout passe au même niveau. Résultat, tu finis ta journée crevé, avec l'impression d'avoir couru sans avancer sur ce qui compte.

Prioriser, ce n'est pas faire plus de choses plus vite. C'est décider en amont de ce qui mérite ton temps, et assumer de laisser tomber le reste. Tant que tu n'as pas de méthode pour trancher, c'est l'urgence des autres qui dicte ta journée.

La bonne nouvelle : trois outils suffisent. Eisenhower pour trier, ICE/RICE pour arbitrer entre gros projets, et le 'non' pour protéger ton focus. On les voit un par un, avec du concret.

La matrice d'Eisenhower : urgent n'est pas important

C'est la base, et c'est puissant parce que ça force à séparer deux choses qu'on confond tout le temps : l'urgent (ça réclame ton attention maintenant) et l'important (ça a un vrai impact sur tes objectifs). Une tâche urgente n'est pas forcément importante. Et une tâche importante est rarement urgente, jusqu'au jour où elle le devient.

Tu prends chaque tâche et tu la ranges dans un des quatre cadrans. Concrètement :

  • Urgent ET important → tu le fais maintenant. Crise client, deadline du jour, bug qui bloque les ventes.
  • Important MAIS pas urgent → tu le planifies, tu bloques un créneau. C'est ici que se joue ta vraie progression : ta stratégie, ta prospection de fond, ta montée en compétence. La zone qu'on néglige toujours.
  • Urgent MAIS pas important → tu délègues. Beaucoup de mails, de demandes, de tâches admin entrent ici. Si quelqu'un d'autre peut le faire à 80% aussi bien, ce n'est pas pour toi.
  • Ni urgent NI important → tu supprimes. Sans culpabilité. Le scroll, les réunions sans ordre du jour, les rapports que personne ne lit.

ICE et RICE : mettre un chiffre sur ton instinct

Eisenhower marche très bien pour ta journée. Mais quand tu dois choisir entre cinq projets qui sont tous 'importants', tu as besoin d'un cran de plus. C'est là qu'arrive le scoring.

ICE, c'est trois critères que tu notes de 1 à 10 : Impact (qu'est-ce que ça rapporte si ça marche), Confiance (à quel point tu es sûr que ça marche), Ease/Facilité (à quel point c'est rapide à faire). Tu multiplies les trois, tu obtiens un score, tu classes. La tâche avec le plus gros score passe en premier. Simple, rapide, parfait pour arbitrer une liste de tests ou d'idées growth.

RICE va un cran plus loin et remplace un critère par deux : Reach (combien de personnes touchées), Impact, Confidence, Effort. Le calcul : (Reach x Impact x Confidence) / Effort. L'avantage de RICE, c'est qu'il pénalise les projets qui demandent un effort énorme pour un petit reach. Utilise-le quand les efforts entre projets sont très inégaux.

Le piège à éviter : croire que le chiffre décide à ta place. Le score sert à rendre ton raisonnement visible et discutable, pas à débrancher ton cerveau. Si un score te semble faux, c'est souvent ton estimation d'Impact ou de Confiance qui est à revoir.

  • ICE = Impact x Confiance x Facilité. Pour trier vite une liste d'idées.
  • RICE = (Reach x Impact x Confidence) / Effort. Quand les efforts sont très différents d'un projet à l'autre.
  • Note honnêtement. Un scoring gonflé pour justifier ton projet préféré ne sert à rien.

Dire non : la compétence qui change tout

Tu peux maîtriser Eisenhower et RICE par cœur, si tu dis oui à tout, tu seras quand même débordé. Prioriser, c'est d'abord déprioriser. Et déprioriser, ça veut dire dire non à des choses qui ont l'air légitimes.

Chaque 'oui' a un coût caché : c'est du temps que tu ne donnes pas à ce qui compte vraiment. Quand tu acceptes une réunion de plus, tu refuses une heure de travail de fond. Sauf que ce refus-là, personne ne le voit, surtout pas toi.

Dire non ne veut pas dire être désagréable. Trois formulations qui marchent au quotidien :

  • Le non avec alternative : 'Je ne peux pas cette semaine, mais je peux te dégager 30 min jeudi prochain.'
  • Le non avec arbitrage : 'Je peux le prendre, mais alors X passe après. Tu préfères quoi ?' Tu renvoies la décision de priorité à celui qui demande.
  • Le non délégué : 'Ce n'est pas pour moi, mais [personne] est la mieux placée.' Tu rends service sans te charger.
  • Le non au silence : tout ne mérite pas une réponse immédiate. Laisser un message décanter 24h suffit souvent à voir qu'il n'était pas si urgent.

Ta routine de priorisation en 10 minutes

Une méthode que tu n'appliques pas ne vaut rien. Voici un rituel simple à caler le matin ou la veille au soir, pour reprendre la main sur ta journée.

L'idée n'est pas d'être parfait, c'est d'être intentionnel. Dix minutes pour décider de ta journée valent mieux que dix heures à la subir.

  • Liste tout ce que tu as en tête, vide ton cerveau sur papier ou dans ton outil.
  • Passe chaque tâche dans Eisenhower : fais / planifie / délègue / supprime.
  • Sur les tâches 'importantes', applique un ICE rapide pour choisir par quoi commencer.
  • Bloque dans ton agenda 1 à 2 créneaux protégés pour l'important-non-urgent. C'est non négociable.
  • Identifie une chose à laquelle tu vas dire non aujourd'hui. Entraîne le muscle.

FAQ

Comment prioriser ses tâches quand tout semble urgent ?

Si tout est urgent, c'est que tu confonds urgent et important. Passe chaque tâche dans la matrice d'Eisenhower : tu verras vite que la plupart sont urgentes pour quelqu'un d'autre, pas pour tes objectifs. Tu fais ce qui est urgent ET important, tu délègues l'urgent non important, et tu planifies l'important qui ne brûle pas encore. En général, deux ou trois vraies priorités ressortent.

Quelle est la différence entre une tâche urgente et une tâche importante ?

L'urgent réclame ton attention tout de suite : un mail, un appel, une deadline du jour. L'important a un impact réel sur tes objectifs : ta stratégie, ta prospection, ta montée en compétence. Le piège, c'est que l'urgent crie fort et l'important reste silencieux. Du coup on passe ses journées à éteindre des feux et jamais à construire. La clé : protéger du temps pour l'important avant qu'il ne devienne urgent.

ICE ou RICE, quelle méthode de scoring choisir ?

ICE (Impact x Confiance x Facilité) est plus rapide : parfait pour trier une liste d'idées ou de tests quand tu veux décider vite. RICE (Reach x Impact x Confidence / Effort) est plus fin parce qu'il divise par l'effort : utilise-le quand tes projets demandent des charges de travail très différentes. Commence par ICE. Passe à RICE seulement quand l'effort devient un facteur clé de décision.

Comment dire non sans passer pour quelqu'un de pas fiable ?

Dire non, ce n'est pas refuser d'aider, c'est protéger ta capacité à bien faire ce qui compte. Propose une alternative ('pas cette semaine, mais jeudi prochain'), renvoie l'arbitrage ('je le prends, mais X passe après, tu préfères quoi ?') ou délègue vers la bonne personne. Un non clair et argumenté inspire plus confiance qu'un oui que tu ne tiendras pas.

Pour aller plus loin

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